Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 23:06

          Eréan, jeune chevalier de la garde royale, s'avançait dans la jungle à la recherche de l'orbe mystique. La reine avait besoin de cette orbe pour sauver la vie de sa fille, la princesse Zia, prisonnière d'un maléfice mortel lancé par le sombre sorcier Malaman. Eréan taillait les feuilles géantes qui freinaient sa marche à l'aide de son étincellante épée gagnée lors d'une précédente quête. Sous ses coups vigoureux et précis, volaient branches et têtes de serpents. Il n'y prêtait pas attention, il était absorbé dans ses pensées. Il était presque certain qu'une fois la quête accomplie, on l'enverrait affronter le sorcier maléfique Malaman. Mais il avait peur qu'on veuille lui offrir la main de la princesse en récompense. Il grimaça à cette idée. Ca, il ne voudrait pas ! Si vraiment il n'avait pas le choix, il arrêterait et puis c'était tout. Ce serait dommage mais temps pis !

          Tout-à-coup la forêt s'ouvrit sur une gigantesque pyramide. Eréan s'arrêta pour observer la nouvelle épreuve qui se dressait devant lui. La pyramide, presque toute lisse, était creusée d'un escalier d'une trentaine de marches, chacune de taille humaine; Au bout de cet escalier s'ouvrait galerie inquiétante. Eréan souffla devant l'effort à venir. : « L'ascension ne va pas être facile. Je vais peut-être devoir quitter mon armure. Il considéra avec regret sa splendide armure d'écailles rouges qu'il avait gagnée après un combat contre un dragon pourpre- Ensuite il y en a bien pour des kilomètres de galeries. Sans compter les monstres ». Il souffla plus fort en s'adossant contre un arbre qui émit un bruit de vaisselle cassée. « Bon, j'en ai encore bien pour deux heures avant de mettre la mains sur l'Orbe. Allez ! Pause goûter avant d'attaquer ! »

 

          Rengainant son épée, il leva les deux mains en l'air, paumes vers le ciel. Sur la pyramide s'afficha en lettres de feu : « PARTIE SAUVEGARDEE ». Eréan tourna ses paumes vers le sol et abattit ses bras d'un coup sec. Les lettres se fondirent en une nouvelle phrase : « QUITTER , CONFIRMER ? » En relevant les bras à demi, il tourna à nouveau les paumes vers le ciel. Autour de lui la pyramide et la jungle s'estompèrent puis disparurent. Il baissa les yeux. Son armure vermeille avait fait place à un tee-shirt Emotochrome qui, pour le moment avait pris une couleure jaune-verte, signe de sa relative satisfaction, et d'un pantalon Hérisson-sans-douleur- du dernier cri. Il saisit la poignée de son épée – en fait une boule de pâte en nanomatière intelligente. De couleur grise, elle avait, à cet instant, la forme d'une garde d'épée ancienne, et s'était collée à son tee-shirt quand il avait fait le geste de rengainer. Il la tira doucement. Elle se détacha du vêtement sans laisser de résidu. La gardant en main, il leva les yeux.

          Le séjour où il se trouvait, avait subit des dégâts. Près de la table en bois deux chaises étaient renversées. Derrière lui, un vase gisait au sol, brisé. L'arbuste en pot avait, à l'évidence, pris un coup et le souffleur dessode du pot était cassé. Sa séance de jeu avait été musclée. Il ferma les yeux et gémit : « Nanou va me tuer ! »

 

          Ne s'attardant pas sur cette perspective, il enjamba une chaise et  d'un bond, s'assit sur la grande table. Se rejettant en arrière, il plia les jambes et pivota sur son arrière train. Il fit quelques tours juste pour le plaisir. Son tee-shirt, sensible à son amusement, devint vert pomme pendant quelques secondes. Les piquots de son pantalons crissèrent sans rayer le venis inrayable de la table. Puis il glissa face au mur, devant un tableau qui représentait une multitude de mets avec chacun leur nom écrit dessous. Il clama : « Le chevalier Eréan a faim ! Qu'on le serve prestement ! » Silence. Il eu une petite moue boudeuse. Son tee-shirt jaunit. « D'accord », grogna-t-il. Il annona : « C'est l'heure du goûter pour Armand ». Puis il ajouta faisant une grosse voix grave : « Il lui faudrait trois barres de chocoblock- dynamite. Et... heu... un minifruit pour les vitamines. » Il n'aimait pas les fruits mais il espérait que ça passerait mieux comme ça.

 

La suite bientôt : Voilà Nanou !

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Jeudi 29 avril 2010 4 29 /04 /Avr /2010 19:51


         Le cadre du tableau se mit à clignoter. Un doux ronflement et des cliquetis s'en échappèrent. Armand attendit en battant doucement des jambes.

Quelques minutes plus tard, le tableau s'illumina de vert.

Armand pris un air de conspirateur. Il plaça la pâte nano devant sa bouche et murmura “Poignée passe-partout”. Il sensit aussitôt sous sa main le fourmillement de la pâte qui se réorganisait. Elle s'étira et pris la forme d'un tube incurvé en demi-cercle. Il appliqua ses deux extrémités sur le tableau. Elles adhérèrent immédiatement. Il tira. Une courte résistance et un frémissement à peine perceptible dans sa main témoigna que la pâte dialoguait avec le tableau. Aussitôt, ce dernier s'ouvrit comme un coffre-fort. Armand n'était pas obligé d'ouvrir le nutritionneur comme cela -la commande gestuo-vocale fonctionnait – mais il aimait bien.

Il poussa un cri de victoire et déclama sur un ton de hérault :

« Le fier chevalier a vaincu tous les monstres. Il va s'emparer du trésor ancestral : les trois chocoblocks dynamites sacrés ! Et un mini fruit pour les vitamines. Mais ça, il va sans doute le laisser en aumône aux pauvres petites gens qui regardent passer les aventuriers.”

Son enthousiasme retomba lorsqu'il découvrit son magot.

Dans la lumière blafarde du nutritionneur trônaient, au lieu des trois barres de chocoblock dynamite : un gâteau sans beurre, un verre de lait de schmeck et un grand fruit jaune et rond, un de ces sapaj bourré de vitamines et au goût de saucisse.

 

Armand laissa tombé ses bras et avança sa machoire inférieure dans une grimace de profond agacement. Il grogna : “Nanou m'a ENCOOORE programmé un goûter de BEBE.” Il explosa. En hurlant, il jetta ses bras et jambes en tous sens dans une danse ridicule et furieuse. Son tee shirt vira au rouge et son pantalon se hérissa.

« Je ne suis pas un bébé; AAAAAR ! J'ai onze ans et demi ! Pas un bébé ! Pas un bébé !!! »

Il enrageait. Il sauta sur la table, et, poings fermés sur les hanches, pris la posture d'un aventurier qui contemplerait une douzaine de monstres tués de ses propres mains. “J'ai l'âge d'être un écuyer ! Si j'étais sur Terre, je serai déjà chevalier tellement je suis entraîné !

- Je ne mangerai pas des goûters de bébé. Je mangerai de la viande de loup que j'aurai tué avec mon épée !...

- Et crue !...

- Et ça me donnerait de la force pour affronter les dragons !”

- Les dragons n'ont jamais existé. Descend de cette table, tu sais combien coûte le vrai bois.”

 

          La voix grave et autoritaire de l'homme qui venait d'entrer fit sursauter Armand. Il prit, l'espace d'un instant ,un air penaud. Mais il était allé si loin dans son effronterie qu'il se sentit obligé de faire face.

Il montra du doigt le contenu du nutritionneur et se força à regarder l'intru dans les yeux.

“Nanou ! Je refuse de manger ça !”

Celui qu'il appelait Nanou, était un colosse chauve, à la peau blanche et aux traits durs. Il était vétu de noir -Armand avait toujours connu Nanou en noir. Il était fort comme une planète  et si grand qu'Armand, juché sur la table, devait se mettre sur la pointe des pieds pour le regarder dans les yeux sans lever la tête.

Nanou ne cilla pas. Il répéta calmement : “Descends !”.

Le petit garçon ne tenta pas plus longtemps de l'affronter, il descendit de la table en prenant garde de ne pas renverser une nouvelle chaise.

 

La suite bientôt : "Les parents d'Armand"

 

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Jeudi 6 mai 2010 4 06 /05 /Mai /2010 19:27

 

Le géant repris de sa voix lente et sonore :


- Regarde moi ce désordre !

- Bah ! Les robots vont nettoyer, répliqua Armand, d'une voix penaude.

- Les robots ne nettoieront pas ce que tu as cassé ! Regarde le souffleur dessode ! L'arbre va mourir maintenant. Quel gâchis ! Et le vase... il était précieux. Tu sais pourtant que tes parents aiment les objets de valeur !

Armand fut soudain dépité.

- Ouais ? Ben on dirait pas ! Parce qu'ils ne viennent pas souvent les voirs leurs fichus objets précieux !

Nanou répliqua calmement :

- Je venais justement te parler de tes parents -Armand se figea, boudeur mais attentif- Cependant, avant, finissons notre discussion sur le désordre que tu as mis. Jeune homme ! Ta conduite est inqualifiable ! Tu as une salle spéciale pour les holojeux et tu joues dans le séjour ! Tu as encore tout cassé ! Sans compter que tu aurais pu te blesser.

Armand se redressa orgueilleusement. Dans ses jeux, il se battait contre de faux adversaires mais heurtait fréquemment de vrais meubles dissimulés par l'holovision. Il avait les bras et les jambes couverts de bleus qu'il considérait comme des blessures de guerre.


- Un vrai chevalier ne craint pas la douleur ! Lâcha-t-il pompeusement.

- Quoiqu'il en soit tu sera privé d'holojeu pendant une semaine à compter de ton retour.

- De mon retour ?

Mais Nanou aimait faire les choses dans l'ordre.

- Ne change pas de sujet. Donne moi ta console.

Nanou tendit une main en direction d'Armand. Ce dernier, résigné, fit un mouvement de tête vers un petit coquillage noir qui traînait au sol.

Le colosse fit quelques pas pour ramasser l'objet.


- Regarde moi ça ! Tu aurais pu le casser !

Armand leva les yeux sans répondre. Nanou était si ringard ! Il ne savait même pas que les consoles étaient incassables. Ces petits machins, placés au sol, pouvaient transformer une pièce en nouvel univers. Comment jouer si on pouvait les casser en marchant dessus ? De quelle galaxie sortait-il pour ignorer des choses aussi évidentes ?

Nanou continua sur sa lancée :


- Et donne moi aussi ta pâte.

Le tee-shirt du garçon vira au violet, signe de forte contrariété. Il répondit, maussade :

- Sur la porte du nutri.

Il attendit avec une joie mauvaise que son homme nourrice tente de s'en saisir.

- Allons, répliqua ce dernier, tu sais bien qu'elle est programmé sur toi. Je ne peux la prendre. Désactive la.

Ah tiens ! Nanou savait que la nanopâte avait un système de défense contre les voleurs. Il n'était peut-être pas si ignorant que ça. Pourtant tout ces petits technologiques étaient des cadeaux hors de prix de ses parents. Armand aurait juré que Nanou prenait bien garde de ne jamais y toucher et qu'il n'y connaissait rien.

Le garçon saisit sa pâte et tourna le poignet pour la décrocher. Puis il la porta devant sa bouche et murmura ; “désactivation”. La pâte devint aussitôt inerte et pris une teinte plus foncée. Il la tendit mollement au grand homme qui la fit disparâitre dans l'échancrure de ta veste.


- Armand protesta un peut tard :

- Pourquoi me confisques-tu ça aussi. Je n'ai pas fait de bêtise avec.

- Mais tu aurais pu. De toute façon tes parents veulent le récupérer aussi.

- Comment ? Mais pourquoi ?

Le géant parut décontenancé.


- hum, heu. Justement, pouvons nous considérer ce chapitre clos et parler de tes parents ?

Armand brûlait d'en savoir plus mais il avait aussi le sentiment cuisant d'avoir cédé en tout point sur le sujet. Aussi il lança une dernière bravade, bien décidé à obtenir ce qu'il exigeait.


- Non ! Je ne mangereai pas ce qu'il y a dans le nutri.

- Ce ne sera pas nécessaire de toutes façons. Tu iras te coucher tôt ce soir. Nous allons prendre la souper dans un instant.

Armand s'empourpra devant cette nouvelle brimade, mais le géant le rassura.


- Ce n'est pas une punition. Demain nous partons très tôt.

Armand cru avoir mal entendu. Il ne voyageait jamais. Il était presque toujours enfermé dans sa maison comme dans une forteresse.


- Nous partons ? Mais où ?

- Sur Nouvelle Castille.

Armand sensit son coeur bondir.

Nouvelle Castille ! La planète où vivaient ses parents !

 

Suite bientôt :  Réflexions

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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 18:03

Après le repas, Armand, tout excité, alla se préparer seul pour le coucher. Nanou n'était pas le genre de nounou qui maternait. Il étatit cependant bien sa nourrice. Depuis sa naissance, il s'occupait de lui, faisait les courses, dirigeait la maison, programmait les robots ménagés et bricoleurs, s'occupait des plantes, l'amenait à l'école, allait le chercher à l'école, filtrait les entrées quand il invitait des camardes à la maison. Parfois Armad se demandait s'il lui avait aussi changé les couches étant bébé. Non ! il existait des robot pour ça. Même à cette époque là ! Mais il n'en avait jamais trouvé de trace... Il n'aimait pas trop cette idée.

Nanou s'occupait de lui même quand ses parents étaient présents. Ils étaient toujours occupés ou en rendez-vous avec des gens très important. Et quand ils étaient vraiment là, ils n'avaient pas l'air de savoir quoi faire avec lui. Ils s'asseyaient et le regardaient jouer avec un cadeau très cher, les yeux faisant des aller et retours entre lui et le cadran horaire.Armand détestait ce cadran.

Ses parents travaillaient au ministère .des affaires temporelles. Ils étaient obsédés par le temps :

"Tu aurais du faire tes devoirs hier !

Nous ne pouvons pas rester, nous devons être demain sur Alvéa.

Pas tout de suite, je reçois un homme très important dans cinq minutes."

Ah le temps ! Ces adultes obsédés par le temps ! Le seul temps qui intéressait Armand, c'était autrefois : Les temps glorieux de la Terre. Les chevaliers, l'aviation, tout ça...

Il n'écoutait jamais le prof de Physique temporelle, mais le prof d'Histoire, ça oui !

Il leur narrait mille histoires extraordinaires :

"Savez- vous les enfants qu'autrefois les semaines ne comptaient pas huit jours mais sept ?"

Ses  camarades s'exclafaient. Cette bizarrerie qui ne respectait pas la logique binaire semblait naïve et grotesque. Mais Armand était fasciné. Quel beau mystère ! Autrefois, on savait vivre sans respecter le temps ! C'était le temps de l'aventure !

Il restait souvent après les cours pour en apprendre d'avantage. Et Monsieur Grillon, le professeur d'Histoire aimait s'égarer dans des digressions passionantes.

"Eh bien, ce changement de jours remonte à peu près quand l'Humain a voulu aller dans l'espace. En quelques centaines d'années, il a commencé à se répandre un peu partout dans l'univers proche. En même temps il a commencé à avoir des ennuis avec la Terre qui s'essouflait et qui ne pouvait plus supporter toute la population.

Il a colonisé les planètes proches. mais il ignorait alors qu'il avait besoin de plantes pour vivre. Pas pour manger car il était capable de créer de la nourriture synthétique, mais l'essence même de l'être humain a besoin de plantes. Vois-tu, c'est assez incroyable, mais les plantes poussent naturellement sur Terre. Sans aide ni souffleur d'essode.

Elles ont accompagné l'Evolution de l'Humain. Elles sont liées à son génôme. C'est pour cela qu'on en a besoin.

Dans les colonies, l'humain devait vivre sans plante. Sorties de l'attraction terrestre, les plantes cessaient complètement de se développer. Impossible de les faire pousser sur une autre planète.

Il s'est passé des choses terribles alors. Dans les colonnies, les humains ont essayé de vivre sans plante.

- Sans plante ?

Armand n'arrivait pas à imaginer cela. Il avait toujours vécu dans un monde ou on cherchait à glisser partout des arbres, des fleurs, des buissons. Chez lui il y avat un arbustre dans chaque pièce da la maison. A l'école, un immense sapin -d'au moins deux mètres- trônaît au centre de la salle de récréation. Il était interdit d'y toucher mais on pouvait s'assoir autour pour le regarder. Chaque salle de classe avait au moins un panneau multisensoriel consacré à une forêt ou à une prairie.

En se prommenant d'en les rues, on rencontrait souvent d'autres panneaux beaucoup plus grands qui diffusaient en permanence bruits, odeurs, images, sons et flux temporels de paysages naturels terriens.

 

 

Par Armand - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Armand et les Pommes d'Or

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